Seul le temps aide à faire son deuil

Seul le temps aide à faire son deuil

Ca a fait 4 ans hier que le papa de l'Ado est décédé. 4 ans déjà que nous avons vécu cette tragédie, car oui c'en est une quand un homme meurt à 43 ans, quasiment du jour au lendemain, que la vie l'arrache à son fils, NOTRE fils, âgé de seulement 11 ans alors. Une tragédie de vivre pendant 15 jours suspendus aux lèvres des médecins et spécialistes qui y vont de leurs avis, tous différents, certains étant quelque peu positifs, d'autres pas du tout. L'attente des résultats d'un test, de l'arrivée d'un machine, puis du passage d'un médecin, d'une concertation entre spécialistes, l'attente c'est affreux. Pratiquement tout autant que de voir une personne aimée reliée à des tubes.

Voilà cela a donc fait 4 ans et ça va. Nous allons bien mon fils et moi. Je n'ai pas eu d'angoisses ou la poitrine serrée à l'approche de cette date anniversaire comme ce fut le cas ces dernières années. Je n'ai pas eu besoin de pleurer, j'ai pensé à lui en toute sérénité et la journée est passée. Mon fils quant à lui n'a pas eu envie d'en parler, comme la plupart du temps d'ailleurs, ni de faire quelque chose de particulier. C'est sa façon à lui de gérer. On parle de son papa sans tabou mais ça ressemble d'avantage à "l'aligot de papa était bien meilleur que celui là" ou "papa serait vraiment fier de t'entendre mixer aussi bien" ou bien encore "j'aimerais retourner faire du canoë, c'était où l'année où on y est allé avec papa?".

J'ai longtemps été surprise par son absence de besoin d'en parler. D'en parler vraiment. De me poser des questions sur notre passé, revenir sur des souvenirs ensemble ou même regarder des photos. Il n'a jamais fait ça. Il ne me dit pas non plus que son papa lui manque. Il n'a pas beaucoup pleuré. Mais d'après la psychologue mon fils va bien. Il a géré à sa façon, il a fait son deuil. Une façon bien différente de la mienne qui m'a un peu inquiétée au départ. Moi qui parfois encore "oublie" une fraction de seconde qu'il n'est plus là. Je crois que j'ai tout de même du mal avec cette notion de "ne plus exister". Enfin bref ça va.

Nous sommes là pour lui, de nouveaux liens se sont tissés avec son beau père, il se permet des sentiments à son égard, sans gêne ou peur de trahir son papa comme ce fut longtemps le cas. Mes fils sont aujourd'hui des frères à plein temps et ça ne s'est pas fait sans heurts, nous sommes une famille à plein temps, ça peut paraître étrange de dire ça mais ce n'était pas le cas avant et ça faisait une vraie différence. Il faut tous les jours composer tous les 4 ensemble, pas de répit, plus de répit une semaine sur deux.

Nous avons traversé une sacrée tempête, mon fils un réel tsunami, mais nous allons bien. Mon enfant va bien et c'est bien là le principal.


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